La crise financière … Interview de Frederic Desmedt

Creanews a donné au mois d’octobre la parole à Frédéric Desmedt, gestionnaire de patrimoine de Gala Priminvest. Spécialisé en gestion de portefeuilles d’actions, il nous apporte un éclairage sur les événements de ces derniers mois et semaines dans le secteur et donne également quelques conseils utiles aux investisseurs.

Comment en est-on arrivé là ?
Frédéric Desmedt : Si nous jetons aujourd’hui un œil sur ce qui s’est passé, l’origine de la crise se situe sans aucun doute aux États-Unis où de très nombreux crédits ont été accordés à des clients non solvables. Quand les taux ont augmenté, ceux-ci se sont alors retrouvés dans l’impossibilité de rembourser leur emprunt, ce qui a provoqué notamment un énorme problème sur le marché immobilier avec la mise en vente simultanée de dizaines de milliers de maisons qui a été la cause de la chute des prix de l’immobilier aux Etats-Unis.

De plus, ces prêts hypothécaires avaient été titrisés et vendus de cette manière à de nombreuses banques européennes. En raison de la crise sur le marché immobilier américain, ces mêmes banques ont alors vu leurs placements perdre sensiblement de leur valeur. Il en a résulté un problème de liquidités qui a provoqué à son tour une grande vague de panique, sans compter que la confiance entre les banques s’est elle aussi totalement étiolée, ce qui ne pouvait finalement déboucher que sur un krach.

Et aujourd’hui, la crise n’en finit plus de faire des ravages…
Frédéric Desmedt : C’est exact. Comme le secteur des crédits a des problèmes, cela a aussi des conséquences pour d’autres secteurs économiques. En résumé, une dépression économique n’est jamais bien loin. En fait, on pourrait dire que nous ne savons toujours pas exactement aujourd’hui où cela s’arrêtera. Un point positif dans cette tempête est qu’il y a une prise de conscience de tous les Etats face à cette crise et d’éviter que le secteur financier ne s’écroule.

Comment gérez-vous personnellement la baisse de confiance des consommateurs ?
Frédéric Desmedt: Nous sommes notamment actifs dans la gestion de patrimoine et faisons surtout appel dans ce cadre à des Compagnies d’Assurances luxembourgeoises. Pourquoi le Luxembourg ? Parce que cela nous permet d’avoir accès à de nombreux gestionnaires de fortune de très haut niveau. Il est par ailleurs possible de collaborer avec eux à partir de montants raisonnablement accessible, précisément parce que nous travaillons aux travers d’une Compagnie d’assurance Vie qui s’occupe d’établir les liens avec les gestionnaire d’elite.

Ensuite, les exigences de solvabilité pour les assureurs luxembourgeois sont extrêmement élevées, ce qui ne peut que renforcer la sécurité pour le client. Les clients peuvent donc trouver au Luxembourg un large éventail de solutions sûres à leur mesure.

Les produits d’assurance offrent-ils encore d’autres avantages ?
Frédéric Desmedt: Absolument. Ils permettent de ne pas avoir le précompte mobilier via le contrat branche 23, sont assortis d’une structure de frais dite ‘intelligente’ pas de frais d’entrée, ils sont lissé dans la durée du contrat et peuvent parfaitement s’inscrire dans le cadre de la planification successorale du client. Il est ensuite possible de travailler avec deux souscripteurs par police. Le contrat d’assurance se justifie par la couverture décès dite ‘plancher’ où voir 130% et plus. Les atouts sont donc légion.

Cela n’empêche pas que la confiance de nombreux Belges dans le système financier a été sérieusement minée.
Frédéric Desmedt: C’est exact, mais il s’agit toujours selon moi d’informer clairement le client sur ce qu’il a exactement acheté. Vous ne pouvez pas promettre de rendements mirobolants à deux ans. Personne n’a en effet une boule de cristal. Par contre, vous pouvez écouter les attentes d’un client et essayer d’y répondre autant que possible. Vous devez aussi tenir compte du tempérament du client.

Creanews – nr 8 – October

3 réponses

  1. [...] broadcatching wrote an interesting post today onHere’s a quick excerptCreanews a donné au mois d’octobre la parole à Frédéric Desmedt, gestionnaire de patrimoine de Gala Priminvest. Spécialisé en gestion de portefeuilles d’actions, il nous apporte un éclairage sur les événements de ces derniers mois et semaines dans le secteur et donne également quelques conseils utiles aux investisseurs. [...]

  2. Cette crise est d’abord sociale avant d’être financière !
    A lire, l’analyse de cette crise par l’économiste Pierre Larrouturou (auteur du « Livre noir du libéralisme ») : “Ceci n’est pas une crise financière ! On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C’est une crise sociale !”
    http://marianne2.fr/Ceci-n-est-pas-une-crise-financiere-!_a92514.html

    Déjà 18000 lectures !

    Cet argumentaire est également disponible, de manière plus détaillée, sous forme d’une interview video réalisée par Respublica :
    http://www.dailymotion.com/playlist/xpfmo_Respublica-redaction_interview-de-pierre-larrouturou

    http://nouvellegauche.fr

  3. L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!

    L’économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.

    « N. O. – Que peut-on attendre d’un nouveau Bretton Woods ? Quels rôles peuvent jouer les pays émergents ?
    J.-L. Gréau. – De deux choses l’une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s’inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l’emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d’une tentative de soumettre, plus encore que ce n’était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »

    Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.

    Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.

    Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.

    Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade : http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf

    La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos élites.

    La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr
    leretourdusillon@gmail.com

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